La ruse de Minito.

Jeudi, 3 juillet 2008.

Tu connais Minito ? Note que j'espère, rapport au fait qu'on est pas chez Marie-Ange Nardy, je ne puis passer mon existence à te dire qui est qui (haha, la blague).
Bref, Minito c'est le surnom du mini-chat, qui lui-même est un surnom vu qu'en vrai il s'appelle Popeye. Lui-même :



Alors donc, ce Minito, il est pas aidé de la vie. J'veux dire, le poulet est né à l'automne, si je m'abuse pas, genre en octobre (octobre c'est le mois où y'a le plus de naissances j'ai vu hier, cela signifie-t-il qu'l se passe un truc spécial en janvier qui donne envie de faire des bébés ? Ou d'oublier sa pilule, au choix).
Du coup, il a jamais chanté tout l'été ni rien, il a même carrément jamais vécu d'été.

P'is là il est servi, c'est pas de la roupille de sansonnet comme début d'été, c'est pas-sea (le charme de la Lorraine), pas-sex (ouais il est devenu eunuque l'autre fois) et plein-d'sun.

Du coup il trépasse de la chaleur ou environ, surtout que t'as vu la masse de pilosité sur son corps ?
D'ailleurs Noyé lui a donné un bain la fois dernière, il paraît qu'il était tel le pacha (tu apprenais pas à lire avec Gafi le fantôme, Pacha le chat, Pascale la géniale, Mélanie la Chipie, Arthur le gros dur, Rachid le timide, dans ton enfance ?), c'est-à-dire, super-guilleret d'être dans l'élèment liquide. C'est un chat et il était comme un poisson dans l'eau, ohoh, vise le paradoxe.

Alors les activités principales de mini-chat ces derniers temps, c'est de trouver du frais.
Nous on est malin et on aime l'environnement alors on ferme le frigo pour pas gaspiller d'énergie, du coup il peut pas aller se traîner au milieu du Boursin cuisine et tout.

Par contre il rentabilise le carrelage et la longueur de son corps, les escaliers et la longueur de son corps, le parquet et la longueur de son corps.
Y'a des gens ils ont des peaux d'ours dans leur salon, nous on a un truc long et étiré qui traîne un peu partout, c'est Minito.

Aparté :
Avant de partir au pays des Belges avec pomme de pin on a déplacé les meubles dans ma chambrounette, et Georges (mon yéti) il fait le rôle de carpette entre mon lit et mon armoire.
Fin de l'aparté.

Alors il cherche la fraîcheur de l'été et tout (par contre il encadre pas le ventilateur, c'est rigolo). Mais c'est quand même un chat.

Le chat c'est l'animal, si tu as un lit de 2 mètres sur 2 et dessus un débardeur de 12 centimètres de long, il trouvera le moyen d'aller se coucher pile sur le vêtement. Histoire d'empiloser la situation.
Donc qui aime le confort et tout.

Alors Minito fait pas exception à la règle, et couché sur le parquet ça va cinq minutes, ça manque de confort.
Du coup, qu'est-ce qu'il fait ? Il se couche sur Georges (mon yéti) tout étalé, sauf la tête qui elle traîne quand même sur le parquet. Parce que ce Goerges là, il est pas frais. mais il est doux.

Histoire de faire venir la fraîcheur par les oreilles ou que sais-je.

Et plutôt que de t'exposer cette palpitante situation pendant douze ans trois mois et huit heures, je t'aurais bien montré une photo, tu vois, histoire d'acquérir ton attention pendant seulement dix-sept secondes et après tu faisais ce que tu veux de ton existence.

Mais comme je le répète à tout le monde, vu que tout le monde s'évertue à me demander de prendre des photos en ce moment, j'ai plus de piles.
J'veux dire elles sont en charge.

Du coup il te reste à imaginer la carpette noire, Minito de son p'tit nom, sur la carpette blanche, Georges mon yéti, avec juste la tête qui dépasse sur le sol.

Et ça t'emplira de joie, je n'en doute pas.

De krommlech.

Rangé dans Reportage animalier.

Dans l'ensemble mes parents sont plutôt chouettes. Dans le genre pas trop contraignants et tout.

J'veux dire pour exempler, ma maman qui s'appelle Chritelle je te rappelle, un jour elle m'a dit "si tu veux tu peux essayer le cannabis pour voir ce que ça fait, une fois". Voilà j'ai le droit une fois de fumer un joint par ma maman, mais note que j'ai pas tellement l'intention de saisir l'occasion. Mon moyen de me bousiller la santé c'est de pas manger équilibrer et pas faire de sport, c'est plus lent, mais dans l'ensemble, plutôt bon les pâtes au curry.

Ils m'ont dit d'ac pour que je parte toute seule comme une grande à Paris, dormir dans une auberge de jeunesse me balader le soir dans les rues et rencontrer des gens de l'Internet que je connaissais depuis peu, l'année dernière. Alors que j'étais allée à Paris qu'une seule fois de ma vie. Cpas comme si je connaissais le bled.

Puis ils m'ont laissé partir en Belgique voir, encore un bonhomme que j'avais jamais vu, tiens, dormir chez lui alors que ses parents étaient pas là et tous les caeteras.
Plutôt confiants. Ils m'ont même payé le billet de train, charmants êtres.

Ils se disaient bien que si j'y vais c'pas un psychopathe ou je ne sais quoi.

Bon par contre quand ils m'ont donné leur accord ils pensaient que les parents de pomme ils seraient là (hahaha, et en fait ils savent même pas que je suis venue chez eux l'été dernier ni que pomme est venu chez imou).
Après ils ont appris que non et le seul truc qui a fait flipper ma mère c'est que je puisse m'enceintiser ou me sidatiser (surtout le deux, elle travaille dans un laboratoire où environ toutes les semaines elle apprend de nouveaux cas de Sida, youhou). J'veux dire, le bonhomme que je vois pour la première fois et tout, et hop elle est venue me faire la convers mère-fille il faut se protéger et autre, on dirait en une semaine j'allais déjà faire des trucs de grands et tout. Non mais.

P'is aussi, faut dire, depuis presque un an que je suis avec pomme, ils l'ont quand même accueilli souvent, ils le logent nourrissent et l'obligent même pas à dormir ailleurs que dans mes bras (note que le canapé est confortable pourtant), ils lui donnent de l'eau pour qu'il se lave (ils sont gentils) et ils lui achètent des boissons pleine de sucres pour qu'il boive (ce bougre boit presque pas d'eau parce qu'il trouve que ça a pas de goût ou je ne sais quelle billevesée (à la rigueur je mange pas trop de légume mais je tourne pas au Sprite, lequel de nous deux se sustente le mieux, au final ? (haha, je t'aime))).

Un jour quand je fus en primaire, je sais plus trop en quelle année, ils se sont dit, à force de passer dans le couloir et de voir que quelques heures après m'être couchée je dormais toujours pas (je faisais comme si mon lit c'était une île (c'était un lit deux places à l'époque) et autour y'avait une tempête, et je balançais mes peluches à la mer et je les sauvais avant qu'elles se noient ou se fassent bouffer par les croco (bonne samaritaine, déjà)) qu'une fois par semaine avec école le lendemain j'aurais le droit de regarder un film ou autre à la télé.
Ouais j'avais déjà une télé dans ma chambre à l'époque, sale génération.
Du coup le dimanche j'analysais bien le programme télé, tu penses, et quand c'était une semaine avec l'Instit le mercredi soir, limite je sortais le Champomy.
Maintenant ma soeur tous les vendredis soirs elle a le droit de regarder le premier épisode de Bones (elle regarde des trucs charmants, cette fille (note que ça change des Simpsons)). P'is j'suis tuée parce qu'elle elle va se coucher à 21h alors que moi c'était 20h30 et jamais je voyais la fin de l'épisode d'une Nounou d'enfer, j'allais me coucher à la pub.



Sinon en réfléchissant creusément (en creusant dans mon esprit), je trouverais bien d'autres moyens de te prouver qu'ils sont plutôt cools mais j'ai envie de lire l'HIstoire de France pour les nuls, là.
Sinon je t'aurais parlé de l'anniversaire de mes sept ans et le concours de pog que ma maman avait organisé et les cadeaux à gagner en tirant un petit papier au sort, et tout.

Sinon je vais possiblement me choper tous les moustiques de la création parce qu'aimante comme je suis, je sais que les chats sont dehors en plein orage, je me dit hop je laisse la fenêtre ouverte pour qu'ils rentrent s'ils veulent. Ils rentrent point du tout mais les mosquitos eux ils doivent être plus motivés par un peu de lumière et un bol de soupe.

Ha oui, ils m'obligent pas à éteindre ordi et télé quand il y a de l'orage, aussi (c'pas bieeeen).
Comme il paraît qu'il faut pas prendre de bain ou de douche quand il y a de l'orage, ou un truc du genre, c'est quoi ce délire ? Ça ferait un remix de Claude François ?

De krommlech.

Rangé dans Des gens formidables.

Mais où est Bob l'imaginaire ?

Mercredi, 2 juillet 2008.

Dans l'ensemble c'est une cool journée qui commence. Pour plein de raisons absolument futiles que je me dois donc de t'exposer à tout venant, ne te déplaise. Après je parle d'ami imaginaire, c'est encore mieux !

Pour exempler, aujourd'hui même dans l'après-midi je vais finir la trilogie de Bartiméus, ce qui est hyper nic-nic.
Et puis figure-toi que sur Facebook je suis amie avec François Pirette (qui est un humoriste drôle et belge, pour les non-savants (qui ne savent pas, quoi)), et alors c'est d'un coup inutile et d'un autre coup méga-cool.
Et aussi, j'ai trouvé comment avoir 10 SMS gratuits par jour, et hop 1€ d'économisé par jour ça tombe bien, surtout quand le fruit du pin va décaniller sur la mer pendant un siècle ou deux et qu'on est en communications restreintes (soit, il nous reste nos GSM-portables et les emails, on garde quand même du minimoum).
Voilà une liste, exhaustive je crois, des trucs de ma journée qui commence bien. Je suis tel Baloo et tout, j'te rappelle.

Et puis sinon aujourd'hui avec pomme de pin on fête un joyeux moisiversaire d'inous, et puis c'est le dernier avant l'anniversaire, ou là on sera ensemble (youhou) et que je lui offrirai mon cadeau et que j'espère il lui plaira nan mais (en plus je pourrai même pas te dire quoi c'est parce que j'ai dit au scrogneugneu que je lui enverrais mes articles par mail pendant qu'il déguerpit pour pas qu'il meure de l'ennui ou quoi (haha)).

[Joyeux moisiversaire d'inous pomme de piiiiiin =)]



Dans un tout autre registre (cette expression est super), j'ai songé hier que dans l'ensemble ça serait plutôt chouette d'avoir un ami imaginaire.
Un jour quand on était petits avec mon cousin pendant une journée pique-nique à la pêche (ou l'art du détail inutile) on a décidé de se créer des amis imaginaires, et on les avait dessiné et tout, sauf que bon, ils sont restés sur le papier niveau imagination ça a pas conclu (des fois y'a pas d'atomes crochus faut dire).
Bref là je me disais ça serait plutôt cool, comme quand je veux dire un truc stupide ou débile ou idiot ou truc du genre, je le dis à Bob (l'ami imaginaire quoi) et puis s'il se fout de moi c'est considéré comme de l'auto-dérision alors c'est bien bien.
Et aussi pour les trucs que je peux dire à personne du monde entier de l'univers.

En tout sérieux, n'importe quoi, je trouverai toujours une personne à qui je pourrai le dire, mais des fois j'ai la flemme de trouver la personne appropriée pour raconter ma vie.

Aparté réflexionnant d'imou : en fait si je fais un blog c'malin, j'ai pas à choisir la personne appropriée à qui raconter le truc, je le dis à tout le monde d'un coup (ouais, le monde ENTIER il vient lire mon blog, c'dingue hein ?) et comme ça ça baigne. Mais dans l'autre sens, si la personne à qui je dois/peux pas dire est dans mon lectorat (haha) bah ça bousille le truc et je dois le garder par devers moi.

Donc la brillante conclusion est que si j'avais Bob l'ami imaginaire en coloc' dans mon cerveau, je pourrais lui raconter n'importe quoi, dans l'ensemble il risquerait pas de répéter, se vexer, se froisser comme une boulette de papier, ou autre.

Ouais, ouaiiiiis.

P'is avec le poteau imaginaire ce qui serait chouette aussi c'est que je pourrais lui dire n'importe quand, quoi. Pour exempler avec pomme je dois attendre qu'il se pointe sur MSN, sur Skype, qu'il sautille vers son téléphone, ou qu'il se pointe dans la maison des dalmatiens de la montagne. P'is genre avec Youguette faut patienter pour la voir ou envoyer un SMS (dans l'ensemble j'aime pas tellement téléphoner (sauf à pomme mais là c'est une question d'habitude et de pas-l'choix) et j'ai souvent la flemme de tapoter des textos (le sport le thèmes des Jeux Cowlympiques toujours ?).

En gros, Bob serait une réponse à mon envie irrépressible de raconter mon existence.
ar contre je sais pas s'il ressemblerait plutôt à un humain ou à un requin-marteau ou à une spatule.

Comme tu vois j'ai mis une jolie photo avec aucun rapport dans mon article, c'est donc, hum, pomme-le-jardinier.

De krommlech.

Rangé dans Plein de trucs.

J'ai peur de commencer une phrase, parce que ça risque de m'en faire oublier une autre. J'ai pas envie d'écrire un article, parce que j'ai trop de choses à écrire dedans.

Hier soir ou bien alors très tôt ce matin j'ai posté un article et ça parlait de mon grand-père (entre autres).
Je me dis à chaque fois, je devrais jamais me relever le soir-nuit pour écrire un article, ils sont jamais gais. Trop plein de sérieux, de nostalgie, au choix. Ce matin en me levant je l'ai mis hors-ligne, et puis je le remets.
Entre-temps j'ai cherché des photos de mon grand-père, plongée dans les souvenirs de famille, dont certains qui restent juste ces bouts de papier et pas plus dans ma mémoire.
J'ai trouvé, scanné, et je sais ça va te faire une belle jambe de voir mon grand-père, mais l'idée m'a prise. Et puis quitte à rester en famille, une photo de mère-grand et imou, prise en 1989 je pense. Et une photo du mariage de mes parents, le bisou, le bisou. La photo avec mon grand-père a été prise ce jour-là, il mariait sa plus jeune fille, la dernière de ses neuf enfants à passer devant Monsieur le maire (même si c'était l'adjoint au, on s'en contretamponne).

Et une autre, parce que je suis lancée on m'arrêtera plus (hinhinhin). De toute façon note qu'il y a personne pour m'arrêter vu que je suis toute seule dans ma chambrounette quand je poste, haha.
C'était à Europa Park, sur la bûche, et puis je t'explique des fois que tu sois pas rapide de la comprenette, c'est ma mère-grand, mon grand-père, ma maman et imou. Bien sûr la photo est floue parce qu'à l'époque on voyageait à la vitesse de la lumière (ou de la bûche) et donc on était pas facile à saisir.

Remarque je suis pas toujours facile à saisir, de nos jours encore, mais c'est plus verbal que photofal, dans ces cas-là.

Pour conclure ce pétillant article qui commence par je sais pas par où commencer, justement (l'ironie du sort ou qu'en sais-je) et qui se finit pas une galerie photo qui va passionner les foule, et me faire plaisir, disons que, hmmm, vous avez dansé tout l'été ? Et bien chantez, maintenant.
Sauf si tu es pas une cigale, dans ce cas tu as une dispense.

Les cigales dansent-elles la tecktonik ?

Dans un autre registre je vais me lancer dans le premier sujet des Jeux Cowlympiques, et ôte-moi d'un doute, c'est pas de l'ironie pure et pas douce de filer un sujet sur le sport à imou ? Je veux dire, ma notion du sport s'est arrêtée en même temps que les cours du même nom en terminale, et je crois que courir c'est bien uniquement si on est poursuivie par un psychopathe ou un tigre à dents de sabre.
Mon effort, ça peut être monter les escaliers pour aller mettre la table, tu songes ?

Bon, sur ces jolies paroles, les photos, disais-je.
Mon grand-père qui s'appelait pas pèpère en vrai mais Marcel, et qui était menuisier. Ma grand-mère, mes parents, et leur fille unique de l'époque.







C'est bizarre de se dire qu'à une époque, Noyémie n'existait pas.
J'avais cinq ans (au mariage de Chritelle et Vévé), je connaissais pas ma soeur, aucune de mes amies actuelles, et Nicolas non plus, et puis j'arrivais à être heureuse comme un petit poisson dans la rivière (mais pas un poisson d'eau de mer sinon il est pas trop heureux dans l'eau plate régime sans sel).

Dans l'ensemble, ce soir, j'étais censée finir la trilogie de Bartiméus (qui est très très chouette, soit dit en passant).

En fait ma conclusion était plutôt au milieu de l'article qu'à la fin.



Et puis aussi je rajoute une photo de mon grand-père sur l'article d'avant, voilà tout.

De krommlech.

Rangé dans Des gens formidables.

J'étais dans mon lit et puis j'ai réfléchi, je me disais c'est bizarre je me souviens pas de photo de mon grand-père dans nos albums photos. Mon grand-père le mari de mère-grand, pas le papa de mon papa. Le papa de mon papa je l'ai pas connu, mais celui de ma maman si. Pendant quelques années on a cohabité sur la même planète, et puis un jour dans un camion de pompiers il a dit "je suis foutu" et voilà.
Il a dit ça, j'ai un souvenir de ma grand-mère qui expliquait ça à ma maman, qu'il a dit qu'il était foutu et qu'effectivement il n'était plus vivant juste après.
Ce jour-là on m'a envoyé passé l'après-midi chez mon cousin, on avait cinq et sept ans à l'époque, on jouait et à un moment, dans les escaliers, y'en a un de nous deux qui a dit à l'autre "je crois que pèpère est mort". Ça n'a pas entamé nos jeux, on avait cinq et sept ans et pas très conscience de ce qu'était la mort.

On doit avoir des photos dans les albums, par exemple au mariage de mes parents, mais je ne me souviens plus de photo de lui tout seul, un portrait ou autre.
Sur la télé de ma grand-mère il y avait une photo, possiblement elle y est toujours, de mon grand-père et moi à la pêche, quand j'étais toute petite.
Quand j'y songe j'ai juste un souvenir de lui, sur un lit d'hôpital, je lui avais fait un dessin avec un chat. je pense que c'était un chat mais je suis plus très sûre.
À aucun autre moment je m'en souviens, et j'ai un souvenir plus précis de la plaque où est écrite son nom et qui cache ses cendres, que de son visage. Je pense.

Je pensais à ça, que je me souvenais pas avoir vu de photo de mon grand-père dans nos albums photos, et puis j'ai fait des associations d'idées et j'ai pensé à pomme de pin.

En ce moment je pense toujours à lui, je sais pas si c'est parce qu'on vient de passer plus de temps ensemble qu'on ne l'avait fait depuis août, ou parce qu'on vient de se quitter pour la plus longue durée de séparation depuis août. Août, le mois de tous les extrêmes.
Je pense à lui et je me dis.

Je me suis dit ma grand-mère, qui vit sans son mari depuis douze ans. La dernière image de lui ce doit être lui, en train de mourir, dans le camion des pompiers, en disant "j'suis foutu".
Maintenant elle vit sans lui.
Est-ce que les soirs en se couchant elle pense à lui ou juste s'est-elle habituée à son absence ?

Dans les films on voit les gens pleurer et des gens mourir, on voit les gens pleurer parce que d'autres meurent.

Dimanche j'étais là dans ma chambre et je pleurais dans les bras de pomme de pin, tout juste à la perspective de ne pas le voir pendant. Dans les films ils pleurent parce qu'ils ne vont plus revoir les gens, mais pas pendant.
Je pleure parce que je ne vais plus te voir pendant tout le reste de ma vie.
Dans les films les pendant sont superflus, c'est pour toujours.

Je sais pas je pensais à des photos de mon grand-père et j'en viens à me dire que c'est bizarre, je pleure quand pomme de pin part quelques semaines loin de moi. Je pleure quand il est à quelques centimètres, à l'idée que dans quelques minutes il sera à quelques kilomètres, puis à quelques centaines de kilomètres.

Je suis pas comme dans les films où ils pleurent parce qu'ils ne vont pas voir la personne, pour toujours.
Une fois quelqu'un de ma famille est mort, c'était mon grand-père, mais à sept ans on se rend pas compte de la mort encore je crois, du moins moi. Ça n'a pas entamé mes jeux.



J'ai que cet unique souvenir de mon grand-père sur son lit d'hopital, à qui j'apportais un dessin. Je me souviens de la messe, on attendait à l'extérieur de la salle, puis on s'est avancés vers le cercueil et j'ai fait un signe de croix, mais j'avais peur parce que je savais pas comment faire. Le seul et unique signe de croix que j'ai jamais fait de ma vie, sur le cercueil de mon grand-père.
Je me souviens de la salle, du cercueil, du cimetière, de la plaque en marbre où est gravé son nom.
Je me souviens même du noisetier qui pousse dans un cercle, devant le monument avec toutes ces cendres de gens morts dedans. Mais juste de lui dans son lit d'hôpital, et encore, je me souviens plus de la chambre que de mon grand-père.

J'ai pas vraiment de souvenirs avec lui, pourtant on a cohabité sept ans sur la même planète.

Je pense à ça et je pense que je pleure quand pomme part alors que dans les films ils pleurent parce que la personne meurt. Je me réfère aux films parce que dans ma vie personne ne meurt plus depuis des années, on reste en vie c'est plus sympathique.

Je sais pas trop où est le lien entre mon grand-père qui meurt et pomme qui part, mais j'avais ces deux idées-là dans ma tête et mes yeux refusaient de se fermer, alors je suis venue le dire ici.

Je pense à tout ça et je suis même pas vraiment triste, depuis longtemps mon grand-père s'est transformé en souvenir et il n'est plus temps d'être triste. Et pomme de pin me manque mais tant que je pourrai mettre un "pendant" après "je vais plus le voir", ça sera comme il faut.  Et ce sera pour toujours.

Je sais même pas pourquoi j'ai raconté ça.

De krommlech.

Rangé dans Guilleret c'est où ?

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