Au milieu de mon emploi du temps de président, j'aime bien recevoir des bouts d'articlation par mail, ça fait un peu privilégiée-la-classe.
J'aime bien recevoir des messages qui me font rire et sourire et que lire des emails soit la première chose que je fais le matin après m'être dit que ce rêve était vraiment louche et que ça ressemblait même pas à sa maison (et pour cause, c'était un appartement).

L'emploi du temps de président qui consiste à passer beaucoup de temps sur l'ordi, encore plus dans ma chambre, et m'énerver contre ma soeur parce qu'elle veut pas manger l'escalope et les petits pois-carottes.
Aussi à décorer mon mur des cartes postales (pas toutes j'ai pas assez de murs) qui arrivent fréquemment par la Poste et qui sont chouettes à lire ET à regarder, tout pour le prix d'une.
Et aussi à regarder toutes les photos de l'ordi pour décider quelles vont être celles qui vont décorer le volet Windows (ohoh, trop la classe Vista), et peindre en vert un bonhomme qui pourrait se faire appeler Bisounours (qu'est-ce que le point ? (après il reste plus que "lapinou" et on a fait le tour ^^)) sauf la langue pour expérimenter les questions existentielles téléphoniques.

Mais par contre j'aime pas trop ne pas savoir quoi faire et aller sur la page de mes amis sur Cowblog et voir zéro nouvel article, faire le tour des flux RSS et voir zéro nouvel article, et même ma chambre est rangée, que reste-t-il ?
Lire la biographie de Louis XIV ou bien se renseigner sur l'histoire des religions en Allemagne de Luther à 1939 (oui, je suis complétement traumatisée par ça, encore plus que par penser que c'est une baignoire trop petite à chaque fois ou rêver que des escargots glissent sur moi pendant que je dors sous ma couette. Encore plus même que par les horaires faux de la SNCF ou quand mon portable sonne parce qu'il est 21h, c'est l'heure). Ou bien par le christianisme des origines à la chute de l'Empire, ça pourrait être utile pour pouvoir ne pas avoir à écouter Monsieur "N'est-ce pas ?" (au semestre dernier même compter les "N'est-ce pas ?" ça marchait pas tellement sa voix est ennuyeuse).

P'is en fait non, du coup je tapote un article par ici, parce que quand même le christianisme des origines blabla, je suis trop fatiguée pour (pas fatiguée de mon emploi du temps, rassure-toi mauvais marché, fatiguée des "j'me réveille et j'arrive pas à me rendormir" qui peuplent mes nuits).

Et quand il sera l'heure de goûter je vais goûter (goûter au goûter, haha (bref)) les gâteaux qui viennent du Sénégal (ils ont plus voyagé que moi dis donc) mais je sais que tu t'en fous, et peut-être songer à écouler mes trois fois plus de messages vers.
Voire écouler des messages vers ailleurs histoire de ne pas trop nier les populations non-géant vertisées (haha qu'est-ce qu'on rigole).

Là mon chat miaule derrière la porte dans le but que quelqu'un vienne lui ouvrir et comme je suis la seule quelqu'une de la maison je suppose que la tâche m'est confiée, de ce fait je vais te laisser à tes moutons et me téléporter vers la clenche (paraît-il que ce mot est du patois lorrain et qu'il faut dire "poignée de porte", niouk).
Pour une fois qu'elle fait pas ses griffes sur mes rideaux ça me va.

[Des fois je glisse subtilement des expressions que j'ai entendu dans la bouche de gens belges de leur état, en fait d'une seule bouche mais tu percutes le principe.
Grand jeu: devine laquelle (quelle expression, pas quelle bouche, hein).]



P.S. : En plus la chanson elle a le numéro 311 sur Radioblog, la grande classe.

De krommlech.

Rangé dans Plein de trucs.

Je me demande.

Mercredi, 12 septembre 2007.

Question tout à fait hautement existentielle :

Quelle est la couleur de la langue et des gencives de Géant Vert ?

Ohohoh.

De krommlech.

Rangé dans Point d'interrogation.

Entendu pas à la radio.

Mardi, 11 septembre 2007.

"Moi c'est avec les mouches, toi c'est avec le téléphone, chacun son truc."

Je trouve ça désopilant comme phrase, d'où je poste un mini-articlounet pour t'en faire part ^^



(Je poste, mais y'a presque rien à lire, c'balot hein? :p)

•••

Ça faisait une ligne de chaque couleur et ça suffit à me faire rire, super.

De krommlech.

Rangé dans SCF, Sans catégorie fixe.

Et le macaque tire la langue.

Mardi, 11 septembre 2007.

J'aime pas trop ça, ramasser les noisettes qui sont tombées dans l'herbe sous le noisetier, et en fait ramasser une araignée, et donc la lâcher précipitamment (mais sans crisecardiaquer, ni crier, admire la maîtrise de mes nerfs).

Par contre j'aime toujours les macaques, alors encore une ou deux photos et peut-être plus parce que je suis incapable de choisir celle que je préfère le plus.

(Et aussi j'aime recevoir des cartes postales, et encore merci très cher fiancé)

Et là je dirais bien UN TRUC EN MAJUSCULES, ou bien même un nom propre (Dagobert), ou un nombre (10 jours), afin de mettre un peu d'orange tout en respectant mon code des couleurs de la mise en page.






Finalement, deux.

De krommlech.

Rangé dans Reportage animalier.

Je peux te faire part de mes préoccupations du moment ?
Allez oui, oui, j'suis sûre que tu en trépasses d'envie. En plus tu vas voir que c'est une question d'une importance extrême, tout à fait vitale.
C'est peut-être parce que dimanche avec cousinette on s'est AMUSÉES à regarder le tout premier épisode d'Hélène et les garçons (un chef d'oeuvre) ça a augmenté mon niveau de préoccupations à forte tendance superficielle.
N'empêche que le final "je crois que je suis amoureuse (du type qu'elle connaît depuis deux heures, ndlr (Nicolas de son prénom, haha)).
_ OOOOOOOOOOOOOOOOH Hélène !"
Et méga câlin genre "je viens de perdre mon hamster qui s'est fait manger par le coq du voisin" mais avec le sourire extatique en plus, ben c'est impressionnant (et tout à fait gaussant bien qu'assez mortellement affligeant).


Bref, préoccupations du moment.
Pour exempler, est-ce que avant le mois de décembre je me serai préparée psychologiquement à l'idée de porter une robe de soirée et des chaussures de fille ?
Même pas n'importe quelle robe et mets-des-tongs, sinon ça serait trop facile la vie, nan, carrément robe de soirée ça rigole pas ohohoh.
Rien que de m'imaginer en, je plonge dans un mélange de fou rire et d'effroi (c'est quand tu ris avec les cheveux dressés sur la tête et les yeux exhorbités, très esthétique).

Note qu'il y aurait que des gens que je connais pas moins un, ça c'est le genre de réfléxion qui tend éventuellement à me convaincre dans un moment de faiblesse ^^

Héé, on a le droit de porter une cape tel Superman en plus ?
J'ferais la fille sage et je porterais mes sous-vêtements par en-dessous pas comme ce gredin de superhéros hein, mais tu vois le délire.


L'autre préoccupation du moment est euhhhhh nan en fait j'en ai pas haha.
Je suis pas très préoccupée comme fille.

(En fait si là je suis préoccupée par : que vais-je écrire dans ma lettre à part que j'ai rien à dire ?)


Et en super-bonus, une photo prise par votre dévouée serviteuse hier après-midi à la Pép.
Parce que je les aime les macaques, en fait.

P'tit chanceux, mauvais marché.



De krommlech.

Rangé dans

Non mais, j'assume.

Lundi, 10 septembre 2007.

Alors aujourd'hui, je vais te raconter ma débilité ambiante, qui s'intitule en d'autres termes "mais où est passé le logo de l'habillage de mon ami Oscar ?".

Je sens que ça te passionne d'avance.

Parce que si tu es un de ces gentilles gens (je peux pas mettre "un" et un féminin pluriel après, mais si je mets "une" ça implique que le lectorat féminin, c'quoi c't'arnaque ?) qui vient en pélerinage chaque jour dans l'espoir de voir quelque palpitante aventure narrée par mes soins (et aussi par les soins de gentilles personnes qui réhaussent le niveau) pour tes doux yeux, et aussi que tu lis le blog avec l'habillage de mon ami Oscar (en fait ça fait une longue phrase mais il y a que deux conditions), tu as peut-être remarqué (ou alors tu es bigleux et va voir ton nami l'ophtalmo) que le joooooli logo avec la citation de mon ami Oscar était parti voir ailleurs s'il y était.
La question qui peut éventuellement t'effleurer l'esprit est "pourquoi tant de cruauté ?"
Et je vais donc de ce pied te raconter mes mésaventures vespérales.

Hier soir, dans ma chambre, vers 22h45, après avoir décroché le téléphone de mon oreille, m'être extirpée de sous ma couette et avoir regagné mon bureau, dans le but d'éteindre l'ordi et d'aller écouter les chouettes choses que Morphée avait à me raconter, je me suis dit "tiens si avant d'aller dormir j'allais voir si mes zamis avaient ajoutés un article à leur blog" (pensée très philosophique).
Donc je suis allée voir et oui certains avaient mis de nouveaux articles, mais la question n'est pas là, mais là : chemin faisant l'idée m'a effleurée de modifier la bannière de mon habillage pistache bleue pour changer deux-trois photos qui gisaient par là.

Pour résumer, j'ai refait un nouveau logo en modifiant deux photos, je suis allée faire un copier-coller du CSS de mon habillage actuel des fois que je fasse des bêtises en modifiant, que je puisse le restaurer, et ensuite j'ai mis la nouvelle bannière.
Sauf qu'en allant voir mon blog je me suis rendue compte que c'était pas chouette à cause de la réduction des images ça rendait pas youpi-youpant.
Alors j'ai voulu remettre l'ancien habillage, et c'est bientôt que le drame arrive (c'est sous-entendu : encore un peu de patience).
Je retourne sur le bidule d'habillage, je remets l'ancienne bannière en place, je retourne sur mon blog pour vérifier que ça s'est remis, et en fait nan ça s'était pas remis. J'ai réessayé encore une fois (j'ai conscience que mon récit à la seconde près est tout à fait trépidant) et ça marchait toujours pas alors j'ai décidé de remettre au lendemain ce que je pouvais faire le jour-même et d'aller me coucher.

Avant de faire ça j'ai réaffiché l'autre habillage parce que je le préfère (j'suis pas masochiste au point de vouloir regarder des photos de moi à chaque fois que je passe par là (je suis pas masochiste du tout, en fait)), et c'est là qu'est le drame :
j'ai vu que la bannière originelle de l'habillage pistache était sise sur l'autre habillage, à la pace de ma chouette citation d'Oscar.

Parce que, DOUÉTITUDE INNÉE DE LA BONHOMMETTE, quand j'ai voulu restaurer l'ancienne bannière j'ai pas fait attention, et l'habillage d'Oscar est celui par défaut, donc c'est sur celui-là que ça a modifié la bannière.

CLAP.CLAP.CLAP.

Et BIEN SÛR, l'ancienne bannière que j'avais sauvegardée jadis est restée sur Packito sans faire un tour par le disque dur externe, donc pfiout (j'suis une championne du bruitage) disparue,

Pourtant, une idée m'a traversé l'esprit, en fait la bannière vient d'une carte postale qui git sur mon mur, donc suffit de la scanner et voilà voilà, SAUF QUE, évidemment, mon scanner fonctionne plus parce que j'arrive pas à installer le logiciel qui va avec l'imprimante sur Umbrellito-nouvel-ordi-d'amour.
(D'où, ha oui, j'ai plus de scanner, en plus de plus de wevbcam et plus de micro, mais j'ai encore l'imprimante ^^)

De ce fait, plus de bannière jusqu'à ce qu'un miracle se produise, et voilà.

Et je suis ravie de t'expliquer tout ceci parce que je suis sûre que ça t'a passionné tellement que tu as pas pensé à manger le pop-corn que tu t'étais acheté pour l'occasion.

P.S. : "Emploi du temps de ministre", j'y pense, j'y pense, mais à il faut que je me sustente avant d'aller vivre de nouvelles aventures à Nancy, donc plus tard.

Edit : Merci 14.236 fois de plus très cher fiancé pour avoir réglé ce problématique problème de scanner.

De krommlech.

Rangé dans

Ouhouh, j'veux tout pareil.

Dimanche, 9 septembre 2007.



Ou, l'art de l'article inutile.

De krommlech.

Rangé dans SCF, Sans catégorie fixe.

Et voilà l'article qui sert à rien.

Dimanche, 9 septembre 2007.

Au fait, j'espère que tu as remarqué les photos de Youguette et Julieta que j'avais SUBTILEMENT cachées dans le précédent article.

Et puis un peu de musique histoire de dire que cet article n'est pas totalement inutile (mais le trèfle m'en a dit vers 23h41, alors voilà).



(Là, j'ai rien d'autre à dire, réjouis-toi)

Ha si, n'oublions pas :
"L'or c'est rare.
_Comme le jambon."

Et les fables de la Fontaine, je les aime.
(Surtout comme ça)

PS. : Vers 23h41 et c'est posté à cette heure-là, parce que je cherchais la musique de Frédéric Botton mais je n'ai point trouvé à mettre par ici (je sais que tu t'en fous).

De krommlech.

Rangé dans SCF, Sans catégorie fixe.

Y'a une très longue parenthèse un peu plus bas, parce qu'elle est remplie d'autres parenthèses. Et l'ensemble est incompréhensible ou si peu.

Aujourd'hui j'ai pris une araignée en photo. J'me suis entraînée à plus tard en allant chercher le courrier, Noyémie à l'école, le pain, en faisant la vaisselle, à manger, et puis bon ça suffit pour moi je suis paresseuse au fait.
J'ai lu mon courrier (un peu la joie dans les igloos, y'avait un seul bidule dans la boîte aux lettres et c'était pour moi) et j'y ai répondu par email au lieu de me sécher les cheveux pour pas attraper d'angine en allant chercher soeurette à l'école (mais t'façon j'suis plus forte que le virus de l'angine hahaaa (bref)).
D'ailleurs j'ai toujours peur de pas la reconnaître, avoue que c'est crétin comme peur comment je pourrais ne pas la reconnaître en fait ? Mais c'est un des délires qui m'étreint, la peur de pas reconnaître les gens (nan mais j'suis vernie niveau peurs louches).
J'ai songé que pas de réponse au SMS ni à la carte-qui-n'en-attendait-pas ni à l'email ça voulait dire quelque chose du genre j'm'en fous j'veux plus m'entretenir avec toi, alors j'pense à autre chose disons (quand je pense à ces questions existentielles de vers le mois d'avril, et que j'observe la situation de désormais, j'me dis que quand même j'suis pas voyante pour trois sous (mais j'aime bien la situation actuelle en dehors du fait que j'ai plus de nouvelles du jeune faon (c'est l'autre côté de la situation actuelle qui me réjouis, la partie mon fiancé qui faisait boîte à questions existentielles y'a quelques mois vers avril comme j'ai déjà dit (là si tu comprends pas ce que j'ai dit c'est normal, et si tu comprends y'a des chances que ce soit mal parce que moi-même je ne comprends pas comment j'ai pu dire ça en voulant dire ce que j'ai voulu dire (oui j'avoue j'essaye de t'embrouiller un peu)))))(j'avais refermé que 3 parenthèses au lieu des 5 ouvertes, tss tss).

Hééé, j'suis même pas passée par Wordpad-mon-amour pour tapoter ça, j'pensais que ça serait moins long en fait.
(Est-ce que quelque'un de bien attentionné pourrait me dire pourquoi ça s'affiche mal en-dessous des articles sur Ciboulette, quelle est cette arnaque dans le potage ?)


Là c'est l'araignée que j'ai prise en photo,
des fois que tu devines pas (j'te prends pas pour une bille).


Et je viens d'y songer, mais je suis pas sortie de la semaine à part pour aller chercher Noémie à l'école tout à l'heure et mon rendez-vous chez le médecin ou m'abusé-je ?
Peut-être que j'ai oublié un évènement mais je suis pas sûre.
J'ai atteint le niveau maximum de la survie là, peut-on en conclure (et aussi, vive le téléphone illimité, tenais-je à dire).

Je veux bien savoir pourquoi c'est moins bien d'être châtain que brun, et pourquoi ma webcam peut pas fonctionner avec Vista à cause de ces vilains de chez Creative.

Haha, cet article est nul.

Je vais plus faire la maline (ça c'est la théorie).
La pratique, je vais essayer.
··

De krommlech.

Rangé dans Plein de trucs.

La genèse de Ciboulette

Jeudi, 6 septembre 2007.

Nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur la jeunesse et sur ce que fut la célèbre herboriste avant son arrivée remarquée au château un jour de tempête lors de cet hiver si violent que rares sont ceux qui ont pu y survivre pour s'en souvenir. En effet, ce jour là, elle arriva sous la neige, habillée uniquement d'une toge simple et légère comme celles que l'on porte lors d'une chaude journée d'été ; cela fut sans doute le point qui marqua tous les esprits lors de son arrivée : une femme ravissante qui semblait ne pas craindre le  froid,  une femme timide et réservée qui ne cherchait qu'à rendre service à ceux qui en avaient besoin (et nous le savons tous, nombreux étaient ceux qui avaient besoin de ses services en cette période). Mais qui est-elle se demandaient-ils, d'où vient-elle ?

C'est ce que je vais vous narrer ici. Je dois admettre que je suis un privilégié car nombreux sont ceux qui ont tenté avant moi de percer son secret, et tout aussi nombreux sont ceux qui ont échoué. Les recherche au sujet de Ciboulette ne sont pas faciles, notamment à cause de la réaction du roi, qui, une fois qu'elle l'eut trahi et eut fui, brûla tous les écrits relatant ses exploits, toutes ses recettes, tous ses mémoires, absolument tout…ou presque. Les souverains souvent ignorent les détails cachés de leur royaume, souvent ils ignorent que nombre de leurs sujets ont caché des écrits dans la peur que sa réaction soit ce qu'elle fut. C'est ainsi que grâce à nombre de « services » rendus, et aussi grâce à la petite fortune que mes parents m'avaient léguée,  j'ai pu patiemment réunir les écrits me permettant de retracer une grande partie de la jeunesse de cet être exceptionnel que fut Ciboulette l'herboriste.


Dans sa jeunesse, Ciboulette commença comme toutes les jeunes filles de bonne famille à vivre chez ses parents qui comptaient la marier à un homme bien placé de la région afin qu'elle sache, comme tous les enfants, subvenir aux besoins de ses parents dans leurs vieux jours. Mais cela ne suffit pas à Ciboulette…vers ses 17ans, elle commença à être attirée par la vie extérieure, elle ne pouvait se contenter de sa petite bourgade natale et voulait découvrir des horizons nouveaux et pour cela elle ne trouva qu'un moyen. Elle capturait des oiseaux, connus pour les grandes distances qu'ils parcourent  à chaque changement de saison et leur accrochait des messages aux pattes. Elle ne savait pas si quelqu'un trouverait un jour un de ses messages, mais elle gardait bon espoir.  Ses parents, ne voulant pas troubler sa jeunesse, la laissait faire. Puis vinrent les réponses, parfois par le même oiseau, parfois par messager. Elle se tissa ainsi une vraie toile d'araignée qui s'étendait au-delà des frontières, au-delà des océans et au-delà des guerres (cela n'est en fait que les prémisses du réseau de fournisseur qu'elle utilisera plus tard pour lui fournir toutes les herbes dont elle a besoin dans ses préparations, il s'agit là d'un de ses secrets les mieux gardés).



Puis un jour, elle tomba sur quelqu'un de différent, il n'était pas de son pays, il était marin. Peut-être même un jour deviendrait-il ennemi de son état, mais cela, elle s'en souciait peu car il lui plaisait et cela lui suffisait. Cet homme lui proposa une chose toute simple, venir le voir dans son pays natal afin qu'ils fassent connaissance et qu'elle voit autre chose que son village natal, elle accepta sans hésiter. C'est ainsi qu'elle partit, seule en pays inconnu, à la rencontre de cet inconnu qui lui proposait de découvrir des horizons nouveaux.


Et elle y prit gout. Je peux ici affirmer sans trop de doute que si cet homme ne l'avait pas invitée, jamais elle ne serait devenue ce qu'elle fut. En effet, sans lui elle n'aurait pas prit gout à la nature, aux choses simples de la vie ; sans lui, jamais elle n'aurait eu envie de recommencer à voyager et ainsi jamais elle n'aurait pu découvrir sa vocation.


En effet, l'année suivant leur rencontre, il lui proposa un nouveau voyage, plus long et dans son propre pays cette fois-ci. Bien entendu elle accepta à nouveau avec empressement. Et ils partirent pendant une lune à 2 chevauchant à travers la campagne jusqu'à des endroits inconnus de tous que seul leur amour pouvait les pousser à trouver. C'est durant ce voyage qu'elle se rendit compte qu'elle comprenait l'essence même de chaque plante. Elle se rendit compte qu'elle pouvait sans problème choisir les plantes qui, une fois mélangées, fourniraient une potion contre la fatigue ou au contraire en changeant une plante, une potion pour favoriser le sommeil.


C'est alors qu'à son retour elle chercha les personnes les mieux placées pour lui apprendre ce métier qu'elle désirait plus que tout pouvoir pratiquer, l'herborisme. C'est ainsi qu'elle parcouru à nouveau les régions de son pays à la recherche de ces praticiens bien peu reconnus et si peu appréciés sans jamais cesser de penser a son être aimé qu'elle savait retrouver une fois sa formation terminée.


Cette formation elle l'acheva au château royal. Comme le veut la tradition, son dernier maitre devait choisir pour elle un endroit où elle exercerait sa profession jusqu'à ce qu'elle sente qu'elle avait abouti sa formation. Et ce maitre choisit le château royal. Il savait bien qu'en cette période de difficultés intenses pour le pays, seule une personne avec une aussi forte personnalité que Ciboulette pourrait aider le roi et ses ministres à remonter la pente, uniquement par sa présence. Et il ne se trompait pas le vieil ermite, peu de temps après son arrivée, la vie du château avait reprit sa vivacité et son efficacité, jamais le royaume n'avait connu telle opulence, et bien entendu personne ne se doutait de la personne qu'il fallait remercier.



Mais Ciboulette n'était pas heureuse, son cœur tendait toujours vers le pays voisin, celui où l'élu de son cœur travaillait si dur pour une seule chose : permettre à sa bien aimée d'avoir une vie confortable une fois qu'elle le rejoindrait.


Ce qu'elle fit peu de temps après. Voyant que son rôle était terminé elle voulut partir mais eut le malheur d'en informer son roi. Ce dernier, si avide et cupide, ne désirait pas laisser partir la source de son succès, aussi l'enferma-t-il dans sa tour. Mais Ciboulette ne se laissa pas faire ! Jamais il ne faut négliger l'importance des amis qui peuvent aider quelqu'un. C'est donc grâce à l'aide de son apprenti mais aussi de ses amis les plus proches du château (et aussi grâce à quelques poudres bien utiles pour endormir les gardes) qu'elle se faufila un soir hors du château pour se dépêcher de filer là où son cœur la guidait depuis toujours.

 


C'est ainsi que se finit l'histoire de la jeunesse de Ciboulette, mais chuuuut cela doit rester entre nous…


De krommlech.

Rangé dans Saperlipopette.

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