Ces gens sont fous.

Mardi, 12 janvier 2010.

Trêve de galéjades, aujourd'hui j'ai assisté à un chef d'œuvre. Le truc ultime, un peu.
Le chef d'œuvre de l'organisation de partiels à la fac.
Depuis tout le temps, ils font n'importe quoi, et tous les ans ils arrivent à se surpasser, mais là je crois que c'est le fin du fin plantafin, ils feront pas mieux pire.

Dans la salle on devait être une cinquantaine, et en tout y'avait 15 sujets à distribuer. Déjà ils aiment bien se donner de petits challenges. Et y'avait trois sujets par personne.

La technique la plus adaptée qu'ils ont trouvée pour distribuer quinze sujets différents dans une salle avec une cinquantaine d'étudiants, c'est par ordre alphabétique.
Chef d'œuvre, te dis-je.

Attends, je t'explique le déroulement pour que tu profites toi aussi : on fait le tirage au sort, tududuuu, donc là tout un chacun sait sur quelles matières il va passer, on était dans les starting-blocks et tout, bref, il manquait que les sujets.

Alors, la prof a pris la liste d'élèves, le premier nom passe sur blabla. Là hop, un des profs était censé se précipiter sur les sujets, trouver le bon et l'apporter séance tenante audit premier nom. Puis le deuxième nom. Puis le troisième. Et cætera.
Autant te dire que ça a pas été optimal comme truc. Déjà y'avait trois fois plus de sujets que de profs dans la salle, et encore il manquait des sujets (je te laisse deviner ce qui m'est arrivé), et encore la prof se gourrait en disant sur quoi tombait tel étudiant, heureusement que ledit étudiant avait l'œil et le bon pour se rendre compte de la méprise. Et encore, après il fallait faire comprendre à la prof qu'elle s'était gourrée.

Puis pour faire simple, ils ont distribué qu'un seul sujet par personne. Tout le monde parlait à qui-mieux-mieux pour trouver un voisin qui avait son sujet n°2 ou n°3, histoire de se préparer psychologiquement.

Mettons, la bonhommette derrière moi, son sujet n°1 ça correspondait à mon sujet n°3, et comme j'ai attendu un bon quart d'heure avant d'avoir mon premier sujet, j'ai fait dix minutes de n°3 avant de commencer le n°1.

Après, le but du jeu, c'était de finir ton partiel en une heure. Ça aussi c'était rigolo.

Ensuite, tu devais te lever, faire lever tous les gens de la rangée (soit une autre personne, mais chipote pas) parce que c'est des strapontins, aller au bureau, rendre ta copie, et attendre qu'éventuellement un des profs trouve ton prochain sujet dans les quinze répartis un peu partout dans la salle. Après tu pouvais retourner à ta place et faire se relever tous les gens de ta rangée.
Et encore, ça c'est dans l'optique où y'avait pas une file d'attente d'étudiants qui rendaient une de leurs copies et attendaient qu'on leur dégotte le suivant.

Donc, en tout et pour tout, on avait trois heures de partiels, auquel tu peux retirer les moments passés à batifoler à la recherche de ton prochain sujet et tout.

Dans les trois heures, j'ai eu à faire un commentaire de texte sur la réforme luthérienne vue par un marxiste, un commentaire d'image sur sainte Blandine, un genre de dissert sur "Nos ancêtres les Gaulois" et un autre genre de dissert sur la hiérarchie et l'application des peines judiciaires au XIXe siècle.

Ouais ça va ça sautait pas du coq à l'âne au moins.

Puis en trois heures, quatre sujets, nan mais laaaarge.

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De krommlech.

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D'habitude j'ai déjà pas une tendance forte à la révision assidue, mais alors là les profs ont inventé un concept ultime qui met à bas toutes les résolutions que j'aurais pu prendre.
Le concept ultime, c'est le partiel d'une heure.

C'est-à-dire que demain, on a trois partiels d'une heure. (Mais en tout y'a sept matières à réviser, par la grâce d'une autre habitude formidable de la fac d'histoire, j'ai nommé le tirage au sort.
Le tirage au sort, c'est le truc qui en cinq secondes te démolit deux semaines de révisions, parce que tu as appris quatre matières pour rien, haha trop bête la vie.)

Bref, le partiel d'une heure.

Prenons une journée-type, au choix aujourd'hui.
Donc pour demain, j'ai sept matières à réviser.

Au bout d'un moment je raassemble mes forces, mon courage et mes cours, je m'installe confortablement, je commence fastidieusement à relire un cours qui explique comment les finances ont permis de construire un état moderne et forcément, douze secondes plus tard, je suis en train par une association d'idée bizarre de songer à la couleur du tapis de bain de l'arrière-grand-mère de mon cousin par alliance, ou un autre truc crucial.

Et, normalement, à ce moment-là, c'est l'instant où j'ai quand même un soupçon de bonne conscience et que je me dis "allez, si tu relis bien tout pendant 30 minutes, tu as le droit à une pause". Je m'auto-appâte à coup de pause de 2h toutes les trente minutes, c'est le seul truc qui fonctionne (mais ça fonctionne, hééé, pas un seul redoublage alors que c'est ma dix-neuvième année d'école).

Mais là, on a le concept ultime du partiel d'une heure.
Donc au lieu d'avoir un soupçon de bonne conscience, je me dis "allez, je l'ai déjà relu deux fois pendant les vacances, et de toute façon avec une heure de partiel y'a pas besoin de connaître le cours à fond". Et, au bout de quarante-quatre secondes de concentration intense, je m'accorde une pause durement méritée, où je découvre que y'a un nouvel épisode de NCIS PLUS un nouvel épisode de Gossip girl que j'ai pas vus.

Mais bon de toute façon y'a pas besoin de connaitre le cours à fond pour un partiel d'une heure.

Déjà, je connais les titres des chapitres, c'est pas mal.

(Demain je viendrai te raconter comment j'ai rigolé pendant trois heures et en quoi le visionnage d'un épisode de Gossip girl t'aide à appréhender les pratiques et les mentalités religieuses des gens du Moyen-âge, ainsi que l'influence de NCIS sur les révolutions à l'époque moderne. J'ai envie de dire, Gibbs à tout appris à Jean Hus, on est d'accord ?)

De krommlech.

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Tape dans tes mains.

Mardi, 5 janvier 2010.

Pour bien commencer les partiels, les profs ils avaient choisi le jour de ma fête. Aujourd'hui c'est la Sainte Emilienne. Je le répète tous les ans mais tous les ans tout le monde il oublie, la faute à Edouard qui avait l'air d'être un meilleur saint qu'Emilienne vu que c'est lui qui est rangé dans le calendrier. Le type il était juste roi d'Angleterre quoi c'est pas la panacée mais bref.

Donc pour bien commencer, j'eus le partiel d'histoire de la Lorraine.
Note la finauderie des profs, qui nous ont refourgué le partiel d'histoire de la Lorraine le jour même de la fête nationale de la Lorraine, à l'époque où la Lorraine était fièrement indépendante. Ha, les finauds.
 
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À gauche, le blason de la Lorraine fièrement indépendante.
À droite, le logo de la Lorraine maintenant.
Conclusion : on dessinait mieux avant.
 
C'était le super cours dont je t'ai parlé une fois, qui était divisé en plusieurs parties sans aucun rapport les unes avec les autres. Ou alors il faut m'expliquer le lien entre les mineurs de fer lorrains des trente glorieuses, Hamlet, les rites funéraires du Burkina Faso et la construction de la prison de la Rocquette.

Improbable mais vrai, le prof a réussi à nous sortir un sujet avec dedans les mots "Lorraine" et "mort".
Ce qui est aussi finaud.

Le sujet, je te le donne en quatre mille, c'est :
"Pourquoi considère-t-on la Lorraine comme une terre marquée par la mort ?"

Si toi aussi tu savais pas que la Lorraine était considérée comme une terre marquée par la mort, tape dans tes mains, et on fonde un club.

J'ai réussi à aligner cinq cadavres dans ma première partie, mais attend le plus pouilleux de mes cadavres c'était un cardinal duc de Bar (le Bar c'est la Meuse, donc c'est pouilleux), c'est pas des gnognottes mes morts.
Pour faire bonne mesure, dans ma deuxième partie j'ai aligné plein de cadavres. Un duc de Bourgogne, des pestiférés, des morts de faim, et tous les morts de la bataille de Verdun pendant la première guerre mondiale.

Mais bon, à moins de me compter un point par mort, je vois pas tellement comment je pourrais avoir la moyenne à ce machin, j'ai parlé ni des tuberculeux ni des cimetières ni de l'embaumement des Ducs de Lorraine ni rien.

Le point positif, c'est que pour rattraper ça il me reste encore 8 partiels, dont 3 dont je connais ni la matière, ni la date, mais qui seront passés dans dix jours.
Nan je rigole, c'est pas un point positif.

Et  avec toute cette histoire, j'ai même pas réussi à orthographier le nom de Stan, mais quelle idée de s'appeler Leszczynski, aussi, il pourrait pas s'appeller Dupont comme tout le monde le type ?

La vie est dure.

De krommlech.

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Vis ma vie de fac d'historienne.

Vendredi, 18 décembre 2009.

Des fois en fac d'histoire on apprend des trucs très sérieux et plein de gravité comme la Seconde Guerre Mondiale ou les martyrs de Lyon et quand y'a des morts et tout, et là pour changer un peu, jeudi on a eu un cours sur le sexe à Rome.

Maintenant je suis méga incollable sur la sexualité des Romains, leur position préférée du kamasutra et qui a le droit de pénétrer qui et les trucs pas jolis-jolis qu'ils écrivaient sur les murs de Pompéi (les jeunes rebelles de la société ont rien inventé en matière de poésie et de romantisme).

Puis y'avait des images parce qu'on était tous majeurs dans la salle ça allait, tu seras ravi d'apprendre que les Romains ils avaient des petits pénis à grelots à suspendre et qu'aussi ils se représentaient en train de faire des trucs de grand sur le mur de leur chambre mais pas avec leur femme qui était pure et tout mais avec une gourgandine. La femme pure et tout elle avait ça comme décor, finalement les stickers muraux de Valérie Damidot c'est pas plus mal, j'ai envie de dire.

Bon finalement les deux mille ans de christianisme ça nous évite un peu d'avoir des peintures de types avec un pénis en forme de lion au mur du salon alors des fois on a qu'à dire que c'est pas plus mal la pudibonderie de la religion, parce que bon j'ai rien contre les lions mais quand même.

Maintenant si tu m'entends parler de sexualité ça sera preuve d'intellectualisme et que je suis une élève studieuse qui apprend bien mes cours et tout. Mais je suis toujours pure et innocente et cætera comme d'habitude, hein. Tiens d'ailleurs pour te prouver je vais mettre une image d'un truc mignon et pas sexuel (nan p'is je vais pas commencer à mettre de la pornographie sur mon blog ça va attirer de la perversité et tout).

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De krommlech.

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Les mensonges de la Gaule.

Mercredi, 16 décembre 2009.

Halala la vie est dure, toutes mes convictions volent en éclats. C'est de la faute de mon cours, du mercredi, là. On apprend un peu de la Gaule romaine.

Un jour on a appris qu'en fait César c'était trop pas un petit génie des trucs militaires et que le siège d'Alésia c'était l'idée du siècle, mieux que l'invention de la fermeture éclair.
En fait non, le petit Jules il a juste piqué les idées de ses petits copains des siècles précédents, même au Ve siècle avant Jésus y'a quelqu'un qui faisait comme ça. En fait Julot il était juste un peu doué pour raconter de belles histoires et tout le monde a crié au génie.
"Au génie, au génie !", cria tout le monde. Pas la peine de s'époumoner.

Un autre jour on a vu que les martyrs de Lyon c'était pas des centaines de milliers de pauvres humanoïdes martyrisés jours et nuits pendant moult temps (j'exagère ma phrase pour donner un effet dramatique). Et en règle générale les chrétiens ont pas été des centaines de milliers de pauvres humanoïdes martyrisés des jours et des nuits pendant des siècles et des siècles (là j'exagère pas).
Nan en fait c'était juste de temps en temps on en prenait deux-trois pour faire l'exemple.
Dans toute l'histoire de l'Antiquité y'a même pas eu quinze ans de persécutions envers les chrétiens, mais ça ça fait moins pleurer dans les chaumières que si tout le monde se cache et craint pour sa vie et est menacé à tout instant de périr. Ça c'étaient les juifs pendant la seconde guerre mondiale. Les chrétiens de l'Antiquité, non.
À Lyon y'a eu maximoum trente trépas dont certains qui ont été décapités et même pas mangés par des lions ou un autre truc de la savane africaine.

Une autre fois le prof nous a dit qu'Attila c'était pas le fléau de Dieu barbare et cinglé et sanguinaire et tout. Déjà le fléau c'est pas forcément comme la peste ou la grippe H1N1, c'est plutôt le fléau comme un martinet parce que Dieu il est pas content-content alors il envoie Attila pour punir les méchants (tout le monde).
Puis il était moyen pas sanguinaire et cinglé. Y'a des humanoïdes qui ont essayé de le tuer mais pour lui la vie était belle et il les a pas trucidés en retour.
Juste, Attila était un peu sévère. C'est tout.

Et aujourd'hui même pas plus tard que y'a moins d'une heure, j'appris à mon grand esbaudissement que :
"Qui a cassé le vase de Soissons ?"
=> Personne en fait. Il a même pas été cassé le truc. On nous bassine depuis plus de 1500 ans avec un vase où y'avait même pas de fleurs dedans alors y'a pas fallu ramasser l'eau et les fleurs éparpillées.
Puis il a même pas été brisé le bidule. Il est connu pour ça et, non.

http://www.de-bric-et-de-broc.com/images/LeVaseDeSoissons.jpg(En plus sa hache au type elle est nase c'était même pas une comme ça.)

Alors merci bien mais un vase sans fleurs dedans et qui a même pas été cassé, j'en ai plein chez moi, et je vais pas en faire tout un plat.

De krommlech.

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Finirai-je fatiguée ?

Jeudi, 10 décembre 2009.

Je vais t'expliquer un truc, et après éventuellement tu pourras peut-être dire en prenant des pincettes que les fac d'historiens sont parfois peut-être un tout petit peu glandeurs. Pas dans le comportement, je veux dire, mais pour les heures de cours. Parce que je viens d'avoir mon emploi du temps du deuxième semestre (avant le calendrier des partiels, clapclapclap), et bon, pour résumer, on va dire que j'aurai un peu de temps libre.

Je parle des gens qui font le machin du patrimoine, parce que les autres qui font un mémoire et blabla, ils ont plus d'heures de cours que nous. Plus leur mémoire. Nous on a rien.
Les patrimonieux sont ménagés.

http://www.newtons-law.com/images/gallery/G442D0846B5E0C.gif

Je vais avoir d'ailleurs 39h de cours sur le patrimoine, répartis par-ci par-là dans mon emploi du temps du semestre (s'ils arrivent à trouver des trous là-dedans), de préférence le vendredi en fin d'après-midi au quatrième étage.
À part ce surmenage qui fait une moyenne de trois heures par semaine, ça sera plus facile.

Le mardi après-midi je vais avoir 1h30 sur l'histoire de la Lorraine, et une semaine sur deux, deux heures d'informatique. Avant ça, y'a rien le lundi ou le mardi matin pour nous faire un petit week-end prolongé. Un week-end double en quelque sorte.
Ensuite le mercredi on a rien parce qu'on se repose du mardi après-midi, qui représente une sacrée charge de cours par rapport au reste de la semaine.
Ensuite le jeudi j'aurai cours de 14h à 15h mais pas plus.
Ensuite le vendredi, mais seulement une semaine sur deux, j'aurai deux heures d'anglais le matin.

Si t'as pas envie de te tartir à additionner cette multitude de chiffres mais quand même que ça t'intéresse (peut-être tu songes à te réorienter dans le farniente), je vais avoir grosso et modo entre 2h et 7h de cours par semaine, plus les gugusses du patrimoine qui viennent nous parler pendant 39h. Les semaines dures j'aurai 10h de cours, on va dire. Dont deux heures d'informatique et deux heures d'anglais.

Quand même, hein ?

(J'ajoute pas que j'ai trois semaines de vacances dans le semestre et que je finis les cours le 30 avril sinon tu vas vraiment penser que je vais rien faire de mon semestre (t'as pas tort))

De krommlech.

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La malédiction des fac d'historiens.

Vendredi, 4 décembre 2009.

Nous autres, pauvres petits fac d'historiens, sommes haïs du campus des lettres et des sciences humaines de l'université de Nancy II. J'ai une preuve absolue.

Le bâtiment principal, il a quatre étages. L'étage des historiens, c'est le 4e.
À chaque fois, pour la moindre petite heure de cours, on est obligés de se taper les 111 marches qui mènent au palier du quatrième (depuis le déluge, je les ai comptées).
Puis c'est uniquement tourné vers les fac d'historiens, et trop pas vers les prof d'historiens, rapport au fait qu'eux ils ont leurs ascenseurs privés où y'a qu'eux qui peuvent aller dedans.

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Pourtant, quand la fac a été inaugurée là-bas dans les années soixante, figure-toi que le doyen c'était un historien (le papa de ma prof de quelque chose, hé, ça t'épate ?). Du coup on aurait pu penser à un peu de commisération pour les fac d'historiens, mais que dalle.

Et alors aujourd'hui, par un hasard de la miséricorde, il se trouve que j'ai un cours de 17h à 19h.
Déjà un cours le vendredi de 17h à 19h, c'est juste une aberration de la nature, on est d'accord ?

Et bon, j'ai pas fait des statistiques, mais je dirais que le vendredi à 17h, il doit y avoir en moyenne 4,27 personnes qui ont cours sur le campus, profs compris. Déjà le vendredi matin y'a personne, l'aprèm je t'en parle même pas, alors de 17h à 19h, laissons-nous rigoler.

Donc ça doit être beau, dégagé, noir, lugubre, et vide (c'est ma première fois à la fac un vendredi après 16h, je suis émoustillée).

Bah voilà, même avec 4.27 paumés dans la fac, et environ 98.7% des salles vides, à tous les étages, À TOUS LES ÉTAGES, ils nous ont remisés au quatrième.
Sans rigolade.

On va devoir se taper les 111 marches alors qu'on ne sera entouré que de vide, qu'on marchera sur du vide, et autres choses à base de vide.

Ça me fatigue d'avance. (Pour rattraper, après les cours je vais au resto avec Youguette, HINHIN.)

De krommlech.

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Héé je suis une lauréate !

Lundi, 30 novembre 2009.

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Tout à l'heure dans le courrier y'avait une lettre pour moi et c'était une lettre du CROUS qui me filait mon attribution définitive de bourse. Machin que j'ai trouvé plutôt étrange, parce que l'attribution définitive j'ai du la recevoir en juillet ou un délire du genre, j'ai pas payé de frais d'inscriptions à la rentrée et voilà le travail.

Et en fait, c'était méga plus mieux que ça, la lettre du CROUS. Il faisait pas juste un mémo pour mémoire défaillante, mais ils m'ont annoncé vite fait bien fait dans un coin de la lettre que j'ai droit à une bourse de mérite de 200€ par mois.
 
HÉÉÉÉÉ C'EST PAS TROP LA CLASSE ÇA ?

Sans préavis ni rien, alors je trouvais bizarre bizarre, alors je suis allée voir sur le site du CROUS où ils expliquaient sereinement que la bourse comme ça, elle est accordées aux bacheliers qui ont eu la mention très bien ou "aux étudiants boursiers figurant sur la liste des « lauréats » de la fin de la licence proposés par les établissements d'enseignement supérieur". (C'est le CROUS  qui aprle comme ça, pas moi).

Comme apparemment j'ai pas eu de mention Très Bien au bac, ben c'est que l'université de Nancy II de la Lorraine elle m'a mise sur la liste des gens top-moumoutes qui ont eu des bonnes notes en licence.

Alors que j'ai commencé la première année de licence par un 5 en histoire romaine, mine de néant.

Tout ça c'est grâce à l'évangélisation portugaise, ouais merci les évangélisateurs portugais je vous aime, et aussi monsieur le prof qui a un nom de coureur cycliste qui m'a mis 18 (et les autres profs qui m'ont filé des bonnes notes aussi, mais moins bonnes que ça quand même), et merci les tirages aux sorts de L3 qui m'ont toujours fait tomber sur la matière que je voulais, HAHAHA.

C'est trop un article qui sert à rien mais je suis tellement moultement jouasse, je peux que en faire part au monde entier de l'univers.

De krommlech.

Rangé dans Histoire d'étudier.

Bon appétit bien sûr.

Mercredi, 28 octobre 2009.

Y'a ce truc super quand on est fac d'historien. Les thèmes abordés en cours des fois.

Hier on a parloté de l'endocannibalisme, c'est-à-dire les humanoïdes qui mangent d'autres humanoïdes décédés ou qui font manger lesdits par des animaux.
Puis on a parlé de l'exposition (clique moyen pas, c'est glauquissime comme machin) avec des cadavres de Chinois plastifiés découpés en rondelles coupés en deux ou le cadavre de Chinois plastifié qui fait du vélo ou autres trucs top supers .(Il paraît que les Chinois étaient volontaires pour se faire découpailler et plastifier à leur trépas.)
C'était le cours sur l'histoire de la Lorraine, normal j'ai envie de dire.

Puis ce matin à huit heures sonnantes et trébuchantes, dans la joie et la bonne humeur on a commencé un cours sur les martyrs de Lyon, et ça c'est super aussi parce qu'ils avaient pas encore inventé le plastique à l'époque, donc y'avait pas de Chinois plastifié.
Mais y'a des gugusses qui se sont fait torturer, égorger, décapiter, manger par les animaux, brûler, que sais-je encore.
Puis après ils ont ramassé tous les petits bouts de corps qui traînaient et ils les ont exposés pendant presque une semaine aux quatre vents. mais bon là on a juste évoqué les grandes lignes, on reviendra sur les détails des tortures la semaine prochaine. Mais bien sûr qu'est-ce que le point ?

Avant neuf heures du matin vraiment c'est super top-moumoute.

On peut pas faire plutôt l'histoire des Bisounours ou de l'école ou du chocolat, soit un truc où personne se fait manger, plastifier, torturer et autre machin qui déboite ? Dans l'absolu je le vis bien si on prononce pas "bouts de corps" ou "muscles plastifiés", tu sais.

http://www.ncte.ie/pollen/surprises/oct98/blandine.jpgÇa c'est sainte Blandine qui fait partie des martyrs de Lyon,
parce que le Chinois plastifié franchement je le sentais pas trop sur mon blog.

Traumatisée je suis par cette histoire.

De krommlech.

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Et Stanislas mourrut.

Mardi, 13 octobre 2009.

Aujourd'hui, apprends l'histoire en t'amusant avec Emil. Ou en t'amusant pas, peut-être.

Tout à l'heure la prof elle a fait une blague sans s'en rendre compte, je crois. Puis alors j'étais la seule qui rigolais (intérieurement ,dans ma barbichette, ni vu ni connu, incognito et tout).

La prof, elle a dit, "Stanislas s'est éteint en 1766."
C'est ça la blague mais je crois que c'en était pas une.
 
http://krommlech.cowblog.fr/images/Humains/Gens/300pxStanislawLeszczynski1.jpgIci Stanislas Leszczinski qui était un genre de faux duc, quelle arnaque.

 
Elle parlait de Stanislas Leszczinski donc (j'ai appris aujourd'hui comment ça s'écrivait (avec ça tu gagnes à tous les coups au Scrabble, sauf que y'a pas assez de lettres et qu'on a pas le droit de mettre de noms propres, donc finalement tu pourras jamais gagner au Scrabble en sachant écrire Leszczinski, c'est bête la vie)), qui était roi de Pologne, puis rien, puis roi de Pologne, puis duc de Lorraine et de Bar.
Puis donc il s'est éteint en 1766. Hahaha.

Nan mais en fait, Stanislas trépassa, parce qu'un beau matin d'hiver, il cheminait dans sa chambrette en robe de chambre (ou je sais pas méga ce qu'il portait comme vêture) près de sa cheminée et paf il a pris feu et paf il est tombé dans la cheminée (je crois qu'il est tombé dans la cheminée mais ça c'est pas sûr et sûr).
Après on l'a éteint.

Il décéda pas tout de suite, mais 17 jours plus tard, des suites de ses brûlures.
Note qu'il était plutôt résistant pour un gugusse de presque 90 ans.

Et donc, voilà, dire qu'il s'est éteint alors qu'il est mort des suites de ses brûlures, c'était une blague-qui-n'en-est-pas-une, non ? En tout cas ça m'a fait rigoler.

L'ironie du sort ou quelque chose dans ce goût-là.

D'ailleurs l'année dernière je vis la cheminée qui a tout brûlé Stan, qui elle-même a été brûlée pendant l'incendie du château de Lunéville perle de la Lorraine (bien cuite), c'est en quelque sorte l'arroseur arrosé, la cheminée.

Enfin un arroseur qui arrose à coup de feu, un pyromane quoi.

De krommlech.

Rangé dans Histoire d'étudier.

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